
L’Afrique transforme encore peu ses matières premières
Présidents, ministres, directeurs d’institutions et grands commerçants se sont succédé à la tribune du Kempinski d’Accra, au Ghana, pour le Sommet africain du commerce. Hier et aujourd’hui [30.01.2026}, les conversations ont tourné autour des grands secteurs industriels du continent, des minéraux d’extraction aux produits pharmaceutiques.
Fatou Haïdara, d’origine malienne, est directrice adjointe de l’Unido, l’Agence onusienne pour le développement industriel, et elle explique que le continent doit avant tout se concentrer sur la valeur ajoutée, liée à la transformation des produits, notamment dans les domaines agricole et minier.
Il y a par exemple Dangote, dont tout le monde parle, qui est du Nigeria, il y a le CEO de Asky qui était aussi dans la salle aujourd’hui. C’était d’abord Ecobank et maintenant Asky donc il y a quand même un bon nombre de champions en Afrique aujourd’hui.
Les gouvernements, en mettant les bonnes politiques en place, en partenariat avec le secteur privé, arrivent petit à petit à créer ces champions-là. Il faut le faire de manière délibérée. Ça ne se passe pas du jour au lendemain et ce n’est pas par hasard que ça se passe.
De façon générale, la valeur ajoutée est faible, comparée au potentiel des pays africains. Il y a tellement de secteurs qu’on peut développer, mais il faut les approcher en termes de chaîne de valeur. En fait, en fonction de la région ou du pays, il faut se mettre d’accord sur certaines priorités parce qu’on ne peut pas tout transformer tout de suite.