Motsepe encense la CAN du Maroc et déplore le « complexe d’infériorité » dans le foot africain
Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, a appelé à mettre fin à ce qu’il a qualifié de « complexe d’infériorité » qui continue, selon lui, d’imprégner une partie du discours africain, estimant que le doute permanent quant à la capacité des Africains à gérer eux-mêmes leurs affaires footballistiques nuit davantage au continent qu’il ne le sert.
S’exprimant lors d’une conférence de presse tenue samedi, à la veille de la finale de la Coupe d’Afrique des nations, Motsepe a eu des mots forts. « Ce qui me peine parfois, c’est que certaines voix médiatiques africaines se montrent plus dures envers elles-mêmes que ne le sont les Européens, qui nous respectent et avec lesquels nous travaillons dans un esprit de partenariat et de coopération. La liberté d’expression ne signifie pas minimiser les réussites ni s’autoflageller », a-t-il dit.
Le président de la CAF a souligné que le football africain a réalisé de véritables avancées ces dernières années, appelant à ne pas se focaliser sur des dysfonctionnements ponctuels, mais plutôt sur les succès majeurs enregistrés, tant sur le plan de l’organisation que sur les performances techniques et la valorisation commerciale.
Il a également affirmé que la CAF n’accorde aucun traitement préférentiel à l’un des 54 pays membres, précisant que son rôle consiste à garantir une égalité de traitement et de respect entre toutes les fédérations, l’équité constituant un principe fondamental de gouvernance au sein de l’instance continentale.