Visa américain : les Algériens sommés de payer cash pour prouver leur bonne foi
À partir du 21 janvier 2026, les Algériens devront déposer une caution pouvant atteindre 15 000 dollars pour obtenir un visa américain B1/B2. Officiellement destinée à prévenir les dépassements de séjour, la mesure place l’Algérie parmi les pays jugés les moins fiables par Washington, au prix d’une humiliation diplomatique à peine voilée.
L’Algérie vient d’être officiellement inscrite sur la liste peu flatteuse des pays dont les ressortissants devront désormais payer pour être crus. En vertu d’une décision prise par l’administration du président américain Donald Trump, les citoyens algériens souhaitant obtenir un visa B1/B2 pour les États-Unis devront s’acquitter d’une caution financière pouvant atteindre 15 000 dollars, à compter du 21 janvier 2026. Une somme dissuasive, censée garantir le respect de la durée légale de séjour, mais qui ressemble surtout à une mise sous surveillance assumée.
Cette mesure s’inscrit dans une politique plus large de durcissement des conditions d’entrée sur le territoire américain. Au total, 38 pays sont désormais soumis à ce système de “visa bond”, dont 25 récemment ajoutés en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Dans la région nord-africaine, l’Algérie se distingue toutefois par sa présence isolée sur cette liste, une singularité qui en dit long sur la perception de Washington.