
Équateur : lancement à Mbandaka du projet « Voix et leadership des femmes renouvelé »
Mbandaka, 15 mai 2026 (ACP).- Le projet «Voix et leadership des femmes renouvelé» a été officiellement lancé vendredi à Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Équateur, dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo (RDC), lors d’une cérémonie.
«La situation de la femme dans notre province, comme partout en RDC, doit être observée avec un regard particulier. Elle est confrontée à d’énormes difficultés sur tous les plans, notamment social, économique et moral. Nous saluons la présence de ces partenaires chez nous», a déclaré Mélanie Elambo, Ministre provinciale du Genre, famille et enfants (GFAE).
Pour la présidente de l’ONG «Centre de développement durable et intégral Marie de la Miséricorde» (CDDIMM), Eugénie Mwanya, l’accent doit être mis sur l’autonomisation féminine.
«Pour sauver nos familles aujourd’hui, une attention spéciale doit être accordée à la femme, car elle fait face à d’importants défis d’ordre social, économique, politique et moral. Ce projet, appuyé par le Centre Carter, comportera trois thématiques majeures», a-t-elle soutenu.
De son côté, la coordinatrice de l’ONG «Association chrétienne pour l’éducation et la promotion de la femme riveraine», Geveline Bokunga, a précisé les objectifs poursuivis.
«Ce programme vise à renforcer la jouissance des droits fondamentaux des femmes et des filles, ainsi qu’à faire progresser l’égalité des sexes en RDC. Cela passera par le renforcement des capacités des organisations locales de défense des droits humains. Il soutiendra également l’accès des femmes aux postes décisionnels, élargira leurs opportunités génératrices de revenus et remettra en question les normes néfastes», a-t-elle expliqué.
Mme Bokunga a également souligné l’importance de l’appropriation locale.
«Les problèmes des femmes, des filles et des groupes marginalisés, notamment les Pygmées Twa et les Bantous de l’Équateur, concernent en premier lieu les communautés de cette province. Le Centre Carter ne vient qu’en appui. Toutes les parties prenantes doivent s’impliquer activement pour garantir l’atteinte des résultats», a-t-elle précisé.
Ce projet s’étendra sur une durée de sept ans. Il bénéficie du financement du gouvernement canadien à travers Affaires mondiales Canada.
Sa mise en œuvre sur le terrain est confiée à un consortium d’ONG locales, à savoir : la Solidarité pour la promotion des femmes autochtones (SPFA), le Collectif des femmes de l’Équateur (COLFEQ) et la Coordination des associations féminines de l’Équateur (CAOFE).