
Niger : l’essor des jeunes livreurs à moto à Niamey
Dans la capitale nigérienne, les livreurs à moto sont devenus un pilier de l’économie informelle. Depuis 2018, cette activité attire de plus en plus de jeunes, notamment des étudiants ou des diplômés confrontés au chômage.
Se lancer seul pour survivre
Comme Seidou Djabiri, étudiant en transport logistique, beaucoup démarrent avec peu de moyens : une moto, un téléphone et un sac. Chaque jour, il livre plusieurs colis pour 1000 à 2000 francs CFA selon la distance.
» Ce qui m’a mis dans cette activité, c’est le chômage. Dans le quartier, il y avait un ami qui faisait la livraison. Je ne faisais rien, alors j’ai commencé à le suivre dans cette activité. La livraison m’a permis d’avoir des connaissances, d’être stable financièrement et de maîtriser la ville « , explique Seidou Djabiri, malgré la pression des clients et le manque de respect.
Abdoulaye Moussa, juriste de formation, a d’abord travaillé comme livreur salarié avant de se lancer à son compte.
» Je ne peux pas rester sans travailler. Au début, j’ai travaillé pour quelqu’un, mais il ne me payait pas assez. Je faisais la livraison à 1000 franc CFA et lui me donnait ce que bon lui semblait. Maintenant, je suis à mon propre compte. «