
Pour la deuxième fois sous la présidence de Patrice Talon, le Parlement béninois est monocolore.
Les 109 députés de la 10ᵉ législature ont officiellement pris fonction le dimanche (08.02) au Palais des Gouverneurs, à Porto-Novo. Une mandature exceptionnelle de sept ans, dirigée par Me Joseph Djogbénou, figure de la mouvance présidentielle.
Mais plus que les visages, c’est la configuration politique de cette 10ᵉ législature qui interroge : une Assemblée entièrement acquise au pouvoir, où l’opposition est totalement absente.
Mais pour Orden Aladatin, membre de l’UPR, parti majoritaire, cette Assemblée « incarne le choix de la nation, c’est une mission que nous sommes prêts à assumer dans la continuité de ce que nous avons eu à faire jusque-là. Il faut asseoir les réformes, il faut les consolider et s’inscrire résolument dans la vision tracée depuis dix ans », ajoute Orden Aladatin.
Critiques possibles, mais sans contre‑pouvoir
Consolider les réformes mais sans voix discordante au Parlement. Après le passage éclair du parti Les Démocrates lors de la précédente mandature, l’opposition disparaît à nouveau des bancs. Certains y voient la conséquence de l’inefficacité stratégique ; d’autres, une uniformisation du débat.